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Plongée sous glace dans le Lac Baïkal

Plongée sous glace dans le Lac Baïkal

Par Didier Haquet,

Cet hiver Bleu Passion était présent dans l’expédition « Under the Ice of Baïkal » organisé par Abyss Underwater Explorer et Baïkal Tek.

Direction la Sibérie Orientale et la Taïga pour 2 semaines …

Tout d’abord, l’équipe :

Les Boss :

Le terrain de jeu :

Plutôt que relater notre épopée, j’ai choisi de partager avec vous le reportage qui suit réalisé par notre ami Frédéric Moulin, également présent dans cette aventure.

Didier Haquet
Bleu Passion


Article et Photos: Frédéric Moulin
Tiré du reportage « Plongée sous glace dans le Lac Baïkal »
https://scuba-people.com/tous-les-articles/destination/plongee-sous-glace-le-lac-baikal/

Fatigués et un peu déroutés, nous sommes enfin (et malheureusement) de retour, après ces plongées sous glace hivernales du Baïkal, en Sibérie, au fin fond de la Russie…

Le sentiment diffus d’avoir vécu des instants un peu hors du temps, sous l’eau et sur terre…

Et surtout, une expérience à part, pour des plongeurs ‘standards’ plus habitués aux mers chaudes qu’à la plongée sous plafond glacé, dans des eaux entre 0 et 2°C…

Retour donc sur ce séjour organisé par Pat Vanstraelen (Abyss Plongée), avec le soutien logistique local de BaïkalTek, centre de plongée basé à Irkoutsk, géré par Gennady Misan et Tatiana Oparina.

Mais d’abord… Quelle raie nous a piqués pour aller là-bas ?

C’est certain… Le Baïkal n’est pas forcément la 1ère destination qui vient à l’esprit, et ne figure pas en 1ère place sur le site de votre TO favori de plongeur lambda comme nous…

Tout a commencé sur les réseaux sociaux… La partie de ping-pong habituelle entre ploufeurs…

« Qu’est-ce que tu penses de… ? »
« Et pourquoi pas… ? »
« Bah… déjà fait… envie d’autre chose… »

Et là… l’idée saugrenue qui surgit :

« Et pourquoi pas le Baïkal ? »   « Heu… Ouiiiii.. Pourquoi pas ? Heu…»
« ça te dit ? »                            – « Moui.. »
« On s’inscrit ? »                        – « Oui… »
« Tu es inscrit ? »                      – « Oui… ! »

C’est parti pour le bac à glaçons !

Enfin… Vite dit…

Rapidement, s’impose un fait, aller plonger en eaux (très) froides, qui plus est sous la glace, ne s’improvise pas !

Du moins, si vous souhaitez une vie longue et paisible, sans finir déguisés en Mister Freeze…

Tout d’abord, à cause de la fraîcheur de l’eau (entre 0 et 2°C).
La plongée en combinaison étanche est impérative (Ce qui a nécessité pour certains d’entre nous une formation spécifique, et un détour par leur magasin de plongée favori).

En complément, bien sûr, les équipements ‘grand froid’ indispensables :
Cagoule efficace, chaussettes très chaudes, sous-vêtements type 400/500 g voir gilet chauffant, gants étanches couplés avec des sous-gants efficaces, genre merinos (Concernant les détendeurs, il est nécessaire d’avoir du matériel qui tient la route. Pour notre part, nous n’avons pas eu à changer de 1er et/ou 2nd étage, et aucun givrage à déplorer… Mais à checker néanmoins…).

Enfin, même s’il est possible de se former sur place, une petite carte ‘Plongée sous glace’est utile pour pouvoir profiter directement des plongées en exploration…

D’où notre décision de suivre 2 formations (étanche / plongée sous glace) avant ce voyage.
Direction donc Chamrousse, pour un WE Formation/Tests dans les Lacs Robert, avec Dive Xtrème.

Sage décision qui nous a permis, en sus des formations, de tester notre matériel.

Et bien nous en a pris ! Puisque nous avons dû changer un certain nombre d’éléments de nos équipements qui s’avéraient insuffisants ou (très) mal adaptés.

Nous nous félicitons ‘chaudement’ des conseils avisés de William Thumy et Magali Cigna, qui se sont avérés plus que précieux une fois sur place…

Tout est prêt !

Matériel, formations… Tout est dans les clous !

Enfin presque…

Qui dit Russie, dit « Visa ». Prévoyez donc aussi un détour par l’Ambassade, ou le recours à une organisation commerciale qui peut se charger des formalités pour vous.

Enfin presque « bis »…

Et oui, ce n’est pas fini… Malheureusement, vous ne passerez pas tout le séjour sous l’eau…
Il faudra bien passer quelques instants à l’extérieur… Et le climat sibérien peut piquer fort si vous n’êtes pas un grizzli de naissance !

Clairement, avec une pointe à – 40°C, et de bonnes bourrasques que rien n’arrêtera sur le Baïkal, votre paréo et vos tongs préférées ne vont pas suffire.

Direction les armoires ou détour obligé au magasin, pour avoir des vêtements d’extérieur très chauds, coupe-vent, et surtout des chaussures adaptées aux grands froids (Sur place, on passe de longs moments sur la glace, ou dans des véhicules dont le plancher reste à des températures très basses. Il est donc indispensable d’avoir des équipements qui permettent de résister et surtout d’avoir les pieds au chaud avant les plongées…)

Petit détail ‘logistique’ non négligeable : Avec les équipements pour la plongée et l’extérieur… Il y a de grandes chances que vous finissiez avec 2 valises, en sus du bagage cabine. Prévoir le surcoût, et surtout une configuration relativement pratique pour les déplacements dans les aéroports.

Ce coup-ci… C’est parti !

Heu… Au fait…
Mais ? On va où, précisément ??!?
En Russie… En Sibérie… Sur l’île d’Olkhon… à Kuzhir…
Oubliez donc le vélo… C’est loin… !

En résumé :
. Un 1er vol pour Moscou,
. Un 2nd pour Irkoutsk,
. Puis, un trajet en car de 5/6h jusqu’au rives du Baïkal,
. Enfin un run sur la glace en 4×4 pour atteindre l’île, et enfin la ville de Khuzir, destination finale, et camp de base où nous nous poserons à l’Auberge Nikita.

Tant qu’à passer par Moscou, n’hésitez pas à faire un vrai stop sur quelques jours, pour faire un peu de tourisme. C’est un voyage-plongée, mais les à-côtés ne sont pas à négliger.

La capitale mérite de rentrer dans la carte postale, pour vivre en vrai ce que l’on a pu voir dans de nombreux reportages. De la Place Rouge, aux cathédrales (Saint-Basile, Christ Saint-Sauveur entre autres), en passant par le Goum, le Parc Gorki, le Mausolée de Lénine ou par d’autres expériences plus atypiques comme le quartier d’Octobre Rouge ou le Bunker 42, vestige de la Guerre Froide… Les lieux à visiter ne manquent pas et valent le détour !

Petit conseil : A Moscou ou à Irkoutsk, prévoyez TRÈS large par rapport à vos horaires de vol. Pour Moscou, en raison des embouteillages mémorables, et à Irkoutsk, à cause de la bureaucratie russe qui n’a rien à envier à la nôtre, surtout si vous devez ajouter un bagage en soute…

La Sibérie et le Baïkal…

Oubliez les repères. On change d’échelle : La Sibérie, c’est 20 fois la France (77% de la superficie de la Russie), pour 40 millions d ‘habitants…

Le Baïkal, quant à lui, est la plus grande réserve d’eau douce du monde : 600 km Nord/Sud x 80 km. A une altitude de 400 mètres environ, et avec une profondeur maximale de 1.600 mètres.

Pour situer sur la carte, le Baïkal est au nord de la Mongolie. A environ 600 km Oulan-Bator. A l’Ouest du Nord-Ouest de la Chine.

Le Baïkal est la « Mer Sacrée » en pays Bouriate, ces terres immenses qui les entourent. Là où se brassent les religions (bouddhisme tibétain, christianisme orthodoxe et chamanisme mongol), et où la nature, rude, brute, se rappelle quotidiennement aux habitants. Et les forgent

Ne parlez pas aux locaux du « LAC » Baïkal… Ici, c’est une mer. Et on adopte assez rapidement cette vision quand on se retrouve face à ces immensités…

L’île d’Olkhon mesure environ 70 km en Nord-Sud, et est accessible en véhicule, lorsque les glaces prennent, par bateau en dehors.

Couverte de steppes, de forêts, bordée de falaises qui offrent des panoramas magiques et époustouflants sur des étendues gelées à perte de vue, comme d’immenses tableaux d’art contemporain à ciel ouvert…

Ce coup-ci… On y est !

Nous y sommes. Juste à côté du rocher Chamanka, si emblématique de cet endroit, et si photographié, au Cap Burkhan…

Le camp de base est l’Auberge Nikita à Khuzir. Un hébergement chaleureux et accueillant, en accord avec le paysage et les mentalités, tout en bois, juste en bordure du Baîkal. Et surtout, bien équipé en chauffage !

Nous y prendrons nos petits-déjeuners, et nos dîners.
Un espace particulier est réservé à l’équipe, pour entreposer/faire sécher les équipements pendant la nuit, faire nos (de)briefings (Ah ! les petites collations « 4 heures » locales…), assurer les formations pour la partie théorique…

Notre groupe comprend une quinzaine de personnes. Plongeurs et non-plongeurs.

Pour la plongée, un support plus lourd que pour les séjours traditionnels est nécessaire.

Déjà, il faut des compétences spécifiques pour superviser les plongées :

Bon… Globalement… Par rapport aux compétences des guides (Pat, Gennady, Tatiana et Dmitri)… On a un peu l’impression de venir tout juste de passer son 1er « Bubble-maker »…
Pour donner une idée de l’infini : on apprendra que Tatiana a logué dans son carnet une plongée dans le Baïkal à -170m. ça incite à la modestie, et peut aussi diminuer certaines inquiétudes.

Puis, une logistique spécifique est mise en place, à savoir :

. Des véhicules 4×4 capables de nous accompagner sur le Baîkal et dans les terres (sans route carrossée) : trois 4×4 russes increvables type combi volkswagen en volume, et 2 véhicules 4×4 standards.

. 2 abris sur patins genre Algeco qui restent sur le Baïkal, et servent à la fois de local technique pour se changer à l’abri, et, pour l’un, de « Bania », déclinaison locale du sauna.

. Une équipe complète : Tatiana et Gennady, les locaux de l’étape, Pat, avec en renfort Dmitri, ainsi que le staff technique qui conduit les 4×4, organise le camp de base ‘plongée’, creuse les trous d’accès, assure la sécu surface.

Tout est en place. On part plonger !

Une journée de plongée…

Pas de réveil aux aurores, contrairement aux séjours sous les tropiques !

La journée commence par un robuste petit-déjeuner, qui sera bien nécessaire pour aller se promener dans le congélateur… Avec en option, la soupe locale, et les délicieux petits pancakes agrémentés de confitures locales qui renforcent sournoisement le bioprène…

Puis direction le local technique pour récupérer les sacs de plongée qui s’entassent dans les 4×4.

C’est alors le signal du départ. On quitte la terre ferme pour rouler sur la glace…ferme…

Au début de l’action, c’est une sensation nouvelle de filer à 80 km/h sur la glace, en 4×4, avec ‘quelques’ mètres d’eau dessous…

On prie donc Bourane (l’esprit du Baïkal) pour que la pellicule sur laquelle nous roulons soit bien résistante, malgré les cracks (cassures) qui parsèment la surface régulièrement.

Et ça tient super bien. Presqu’un mètre de glace par endroits. On finit par s’habituer et profiter du paysage !

Les cracks…

La plongée sous glace se fait sous les « cracks ».

A la période où nous faisons notre expédition, le Baïkal est entièrement pris dans les glaces.
Avec une hydrographie du lieu qui est très particulière. : il reçoit les eaux de plus de 300 rivières et ruisseaux, pour se jeter dans le seul « Ienisseï », près d’Irkoutsk.

On ressent physiquement les forces gigantesques à l’œuvre, dans et sous les glaces. Ce sont d’incessants échos et craquements qui signalent que la glace bouge à tout instant, et casse, même avec 1 mètre d’épaisseur.

C’est sous ces cassures (les cracks) que s’effectuent les plongées.

A ces endroits, les plaques passent les unes sous/sur les autres, et engendrent, au-dessus et sous la surface, un enchevêtrement de glace au travers duquel les lumières passent, se reflètent, dans un kaléidoscope, mêlant les variations de blancs et de bleus…

Les cracks compliquent la vie en surface. Parfois, les véhicules ne peuvent, par sécurité, passer sur une cassure, et doivent faire un détour pour atteindre leur but.

Sous l’eau, des mesures de sécurité s’imposent.

La glace flotte, donc pas de risque énorme de chute de glaçons. Mais il faut se garder de s’aventurer entre des plaques qui peuvent, lors d’un mouvement, se rapprocher.

Donc… Vigilance…  Suivi obligatoire des consignes pré-plongée, et observation du guide de palanquée expérimenté qui saura où sont les risques et les choses à ne pas faire.

La préparation…

Habituellement, le bateau s’arrête, et… plouf !
Là, forcément, à moins de mettre un casque… ce n’est pas direct.

Déjà, lorsque le spot est identifié, à proximité d’un crack prometteur, il convient d’installer le camp de base. C’est-à-dire positionner les 4×4, puis les abris.

Nous avons été chanceux, avec un temps clément pas trop froid, mais avec un -40°C et du vent…
Dans ce cas, les véhicules se positionnent pour fournir une protection et casser un vent que rien n’arrêtera sur le Baïkal…

Puis les abris sont positionnés à côté de l’endroit où chaque trou de plongée sera creusé.
Dans notre cas, 2 trous étaient percés, avec 2 rotations de plongeurs par trou.

Une fois le camp positionné, les équipes s’affairent pour creuser chaque trou. Un carré d’1 mètre de côté qui permettra d’atteindre l’eau et de plonger.

Pour chaque trou, une ligne de vie va être installée avec un dévidoir. Cette ligne fait environ 150m, maximum de la distance qui sera parcourue sous l’eau à partir du trou.

Côté sécu…

Question sécurité, à chaque trou, un membre du staff sera chargé de la gestion de la ligne de vie, en laissant du mou, ou en reprenant du fil pour garder un lien avec la palanquée sous l’eau.

En effet, ce fil principal permet au guide de palanquée de communiquer en plongée avec la surface par des signes convenus d’avance, et qui permettent d’assurer une sécurité certaine.

De manière générale, les plongeurs s’organisent de la façon suivante. Le guide de palanquée part en N°1 avec le bout du fil de sécu. Les plongeurs 2 et 3 fixent leur longe, d’un côté sur leur gilet et de l’autre avec un mousqueton sur la ligne de vie.

Lorsque le retour s’initie, le 3 devient N°1, et les autres suivent dans l’ordre inverse, jusqu’au retour au trou pour la sortie.

Alors ? Ces plongées ?…

Clairement, c’est autre chose. A part. Ailleurs.

Pas question ici de se positionner avec un crochet de récif sur un rocher, et d’attendre patiemment le défilé des bébêtes.

La plongée sous glace, c’est d’abord une question de plongée-feeling.

Il y a de la vie dans le Baïkal. Mais pour les phoques, c’est plutôt à la période du dégel. Ils sont comme nous, ils ont besoin de remonter pour respirer !

Donc, pas trop de vie. Mais franchement… Tout le monde s’en fiche au bout de 5 mn.
Par contre… Vu le côté inhabituel de ces plongées… C’est tout au feeling… !

Pas de gros palmages. De la plongée-plaisir pure…. Zen… A l’écoute des sensations.

Où on emmène tout son imaginaire… de l’apnée mythique pré-Rosanna Arquette dans le « Lago del demonio » du Grand Bleu, aux reportages divers et variés d’expéditions vers les pôles qui vous ont fait voyager dans votre canapé.

On se laisse aller à ses sensations, à jouer avec les bubulles, à regarder les jeux de lumières au travers de la glace, une glace tellement transparente qu’on voit les plongeurs au travers, tout en se disant qu’on vit vraiment un moment assez particulier…

Pas de descente dans le bleu. L’intéressant est sous la glace. Au moins, pour les endroits où nous avons plongé.

Pour la durée des plongées, cela peut aller de 3mn (en cas de méga infiltration d’eau dans la combinaison… Il faut avouer que c’est tendu, 5 litres d’eau à 0°C près du corps…) à un peu plus d’1 heure quand on est à l’aise, et que le froid n’attaque pas.

Bien équipé, le froid ne se fait pas trop sentir, même au niveau du visage, pourtant en contact direct avec l’eau. D’où l’importance d’avoir un matériel adapté (et testé). On n’est jamais à l’abri d’un incident au niveau étanchéité, mais globalement, c’est jouable de limiter la casse !

Côté déco, zéro problème, la plongée se faisant directement sous la glace, donc maximum à quelques mètres. Pas de problème de consommation non plus donc. Zenitude complète à ce niveau.

Le problème principal peut venir d’un givrage du détendeur. Attention. Dans ce cas, pas de panne d’air subite, mais une mise en débit continu qui peut se gérer relativement facilement, soit seul, soit avec l’assistance d’un binôme.

Pour résumer, c’est donc la sensation de faire un truc à part qui prédomine.

L’idée de se glisser dans un trou pour aller plonger sous glace n’étant généralement pas la 1ère idée qui vient à l’esprit pour des plongeurs qui restent habituellement à portée de palme d’un mojito bien dosé…

Les à-côtés…

Les passer sous silence serait criminel, et zapperait une partie du charme des plongées dans ces contrées lointaines…

Le Bania..

Retour sur les fins de plongée.

Vous réalisez que vous n’êtes pas russe, parce que vous ne vous changez pas à l’arrière de votre 4×4, mais bien protégé à l’abri.

Comme je l’ai mentionné précédemment, un des 2 abris qui servent de local technique sert également de Bania. Sur la glace, le local technique pourrait rapidement se transformer en annexe de votre congélateur.

Du coup, dans ce refuge, l’équipe entretient à grand renfort de billes de bois, un feu ardent dans le poêle…

Ce qui permet de faire monter rapidement la température post-plongée !
A tel point qu’il serait dommage de ne pas profiter des trous creusés pour plonger…

Donc… Direct…  Un saut droit en maillot de bain dans le Baïkal !

A Bourane…

En plongée, il ne faut jamais insulter l’avenir. Et il est donc important de s’attirer les grâces des divinités et des esprits qui sévissent dans les parages…

Il faut donc prendre sur soi, et trinquer régulièrement à Bourane, le plus important.

La vodka est donc nombreuse, conviviale, et parfaitement en accord avec l’atmosphère slave et particulière de ces lieux habités de l’esprit chamanique. Il ne faut pas passer à côté des aspects culturels de cette expédition…

Insolite…

Si vous arrivez à tenir sur des patins… Il est possible de louer de quoi aller patiner. Et là, clairement, ça n’a rien à voir avec les tours de hamster dans les patinoires habituelles.

Une patinoire sans balustrades, à perte de vue… Que rêver de mieux !

En tout cas… ça restera gravé !
La plus belle patinoire du monde. Sans concurrence dans mon Panthéon.

La bouffe..

Bon, on est français, et on ne se refait pas ! Donc, on va en parler.

Réglons le problème direct. Si vous voulez des steaks-frites, n’hésitez pas à partir en vacances en France. Maintenant, si vous partez ailleurs, alors, mangez local !

Que ce soit à Moscou, à Irkoutsk, ou à Khuzir, les occasions ne manquent pas de découvrir d’autres traditions culinaires. Nous avons testé de la nourriture mongole, bouriate, russe… Du caviar aux soupes bouriates… N’hésitez pas, c’est excellent. Et autant se mettre dans l’esprit des lieux !

Vous pourrez même ramener quelques échantillons pour prolonger le voyage de retour dans vos piscines…

A terre..

Que l’on soit plongeur ou non, la région est particulièrement propice pour sortir des récifs battus.

Les paysages sont en effet tout simplement somptueux.
Les lumières et les jeux de couleurs sont incroyables. La nature est brute, sauvage…

On sent bien, à tout instant, que le paradis peut devenir un enfer, si les éléments venaient à se déchaîner.

Les panoramas depuis les falaises d’Olkhon sont juste sublimes, sans limite jusqu’à l’horizon.

Et puis finalement, on commence à comprendre les légendes sur le nombre de mots qui caractérisent la neige et la glace chez les Inuits…

Tellement de nuances… de blancs, de bleus, d’aspects, de textures, de transparences…
Les mots manquent, mais les souvenirs resteront !

En conclusion..

A la lumière de notre modeste expérience, quelques points à retenir :

. Des immersions vraiment spéciales, à part dans le carnet de plongées,
. De la plongée qui ne s’improvise pas, et nécessite une préparation certaine,
. Une nature qui rend humble, et fait perdre les mots,
. Des rencontres qui marquent…

Bonnes plongées, et à Bourane…
За здоровье !

Remerciements

Pat Vanstraelen / Abyss World (Belgique) pour l’organisation globale du trip,
Gennady Misan, Tatiana Oparina, Dmitri Rogovoi / BaïkalTek (Russie) pour l’organisation locale, le support et cette gentillesse sans défaut.

Fred on the rock

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